Formation fin de vie et soins palliatifs en EHPAD : 3 jours pour renforcer vos compétences

Accompagner la fin de vie d’une personne âgée en EHPAD ou dans un établissement médico‑social est l’une des missions les plus sensibles des équipes. Entre souffrance du résident, attentes de la famille, enjeux éthiques, cadre légal et ressenti personnel, les professionnels se retrouvent souvent en première ligne, parfois démunis.

Cette formation de 21 heures (3 jours), limitée à 12 participants, a été conçue pour donner aux soignants et aux équipes pluridisciplinaires des repères solides, des outils concrets et une posture professionnelle sécurisante pour tous. Elle s’inscrit pleinement dans l’esprit de la démarche palliative en EHPAD et s’appuie sur la loi Claeys‑Léonetti.

Pourquoi une formation dédiée à la fin de vie en EHPAD et en médico‑social ?

La prise en charge de la fin de vie en institution ne se résume pas à la gestion de la douleur ou à la réalisation de soins techniques. Elle implique :

  • Une compréhension fine de la personne âgée dans sa globalité (physique, psychique, sociale, spirituelle).
  • Un positionnement professionnel clair face aux demandes des résidents et des familles.
  • La capacité à reconnaître le passage des soins curatifs aux soins palliatifs et à le partager avec l’équipe et les proches.
  • La maîtrise du cadre légal et éthique afin d’éviter les dérives (acharnement thérapeutique, conflits, culpabilité…).
  • La prévention de l’épuisement professionnel chez les soignants confrontés à des décès répétés.

Sans accompagnement structuré, ces situations peuvent générer tensions d’équipe, souffrance au travail, malentendus avec les familles et insatisfaction globale autour de la prise en charge. D’où l’intérêt d’une formation spécifique, ancrée dans la réalité des EHPAD et des structures médico‑sociales.

Une formation de 21 heures pensée pour les réalités du terrain

La formation se déroule sur 3 jours consécutifs ou fractionnés, pour un total de 21 heures. Le groupe est volontairement limité à 12 participants afin de favoriser la parole de chacun, le partage d’expériences et l’analyse de pratiques.

Elle est particulièrement adaptée aux formations intra‑établissement, ce qui permet :

  • D’impliquer plusieurs membres de l’équipe autour d’une même culture de l’accompagnement de fin de vie.
  • D’illustrer les apports théoriques à partir de situations vécues dans votre structure.
  • De faire émerger des pistes de réorganisation ou d’amélioration des pratiques directement opérationnelles.

Objectifs pédagogiques : ce que vos équipes sauront faire après la formation

À l’issue de ces 21 heures, les professionnels seront en capacité de :

  • Comprendre l’évolution du rapport à la mort et la place de la fin de vie dans la société actuelle.
  • Définir clairement les soins palliatifs, la fin de vie et la transition entre soins curatifs et soins palliatifs.
  • Mettre en œuvre un accompagnement global respectueux de la singularité de la personne âgée, de son histoire, de ses croyances et de ses liens.
  • Identifier et gérer la douleur et l’inconfort, en lien avec l’équipe médicale et paramédicale.
  • Repérer la souffrance psychique (anxiété, dépression, confusion) et y répondre de manière ajustée.
  • Intégrer la famille et les aidants dans le processus d’accompagnement, en les soutenant sans se laisser envahir.
  • Utiliser le cadre légal (loi Claeys‑Léonetti, directives anticipées, personne de confiance) comme ressource dans les décisions complexes.
  • Participer à des réflexions éthiques en équipe et à des décisions partagées, dans une logique de collégialité.
  • Adopter une posture professionnelle ajustée: juste distance, empathie, neutralité bienveillante, communication apaisante.
  • Prévenir et repérer l’épuisement professionnel lié à la répétition des situations de fin de vie.

Public concerné

Compte tenu des enjeux pluridisciplinaires de la fin de vie, la formation s’adresse à l’ensemble des professionnels impliqués dans la prise en charge des personnes âgées :

  • Soignants: infirmiers, aides‑soignants, aides médico‑psychologiques, accompagnants éducatifs et sociaux, cadres de santé.
  • Professionnels médico‑sociaux: psychologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, animateurs, assistants sociaux, éducateurs.
  • Personnel non soignant en contact régulier avec les résidents : agents hôteliers, agents de service, personnel d’accueil, etc.

Un minimum de connaissances sur le vieillissement et ses conséquences est recommandé, mais la formation reste accessible à des profils variés. La diversité des métiers présents constitue d’ailleurs une vraie richesse pour la réflexion éthique et la coordination des accompagnements.

Programme de la formation : 3 jours pour structurer votre démarche palliative

Le contenu alterne apports théoriques, cas concrets issus du terrain, échanges d’expériences, analyses de pratiques et supports vidéos.

JourDuréeThématiques principales
Jour 17 hRapport à la mort, définitions et principes des soins palliatifs, passage des soins curatifs aux soins palliatifs
Jour 27 hCadre éthique et légal, accompagnement global de la personne âgée, travail avec les familles
Jour 37 hTravail d’équipe et réseau, gestion de l’après‑décès, prévention de l’épuisement professionnel, synthèse

1. L’évolution du rapport à la mort : de l’intime au médical

Dans un premier temps, les participants explorent la question : « Comment notre société regarde‑t‑elle la mort aujourd’hui ? » et ce que cela change dans les établissements.

  • Repères historiques sur l’évolution du rapport à la mort.
  • Impact des progrès médicaux: prolongation de la vie, chronicisation des maladies, tentation de l’acharnement thérapeutique.
  • Évolutions des croyances et pratiques religieuses autour de la fin de vie.
  • Rôle et transformation des rituels de passage: veillées, rites funéraires, hommages collectifs, place de l’établissement dans ces rituels.

Ce travail permet aux professionnels de mieux comprendre leurs propres représentations de la mort et celles des résidents, des familles et des collègues, première étape pour un accompagnement plus serein.

2. Clarifier les notions de fin de vie et de soins palliatifs

La formation propose ensuite un cadrage clair des grands concepts :

  • Les signes de la fin de vie chez la personne âgée : fragilité accrue, déclin global, modification du comportement, aggravation des pathologies chroniques.
  • Différence entre soins curatifs, soins de support et soins palliatifs.
  • Principes fondateurs des soins palliatifs : soulagement de la douleur, qualité de vie, respect de la dignité, accompagnement global, refus de l’acharnement thérapeutique.
  • Le passage des soins curatifs aux soins palliatifs: qui décide, quand, comment l’annoncer au résident et à la famille, comment mobiliser l’équipe.

Les participants travaillent sur des situations concrètes pour mieux repérer le moment où une démarche palliative doit être proposée et comment la mettre en œuvre avec cohérence.

3. Cadre éthique et légal : s’appuyer sur la loi Claeys‑Léonetti

Pour sécuriser les pratiques, il est indispensable de connaître le cadre juridique et éthique qui encadre la fin de vie en France. La formation revient sur :

  • Les notions d’acharnement thérapeutique (obstination déraisonnable) et de droit au refus de traitement.
  • La distinction entre « mort accompagnée » et « laisser mourir », et ce que cela implique dans la pratique quotidienne.
  • Les principales situations prévues par la loi Claeys‑Léonetti et leurs conséquences sur les décisions de soins.
  • La mise en place des directives anticipées: information des résidents, accompagnement dans la rédaction, consultation et respect de ces directives.
  • Le rôle de la personne de confiance: désignation, place dans la décision, limites de son intervention.

Ces éléments servent ensuite de base à un débat éthique structuré autour de questions très concrètes :

  • Comment réagir face à une personne âgée qui exprime le souhait de mourir ?
  • Comment accompagner l’épuisement et la détresse des familles, sans se substituer à elles ?
  • Que faire lorsque l’équipe pense qu’il y a acharnement thérapeutique ?
  • Comment articuler convictions personnelles et obligations professionnelles ?

4. Accompagner la personne âgée dans sa globalité

Le cœur de la démarche palliative repose sur une vision globale de la personne. La formation aborde successivement :

4.1. Améliorer le confort physique et la qualité de vie

  • Repérer et évaluer la douleur (y compris chez les personnes ayant des troubles cognitifs) à l’aide d’échelles et d’observation clinique.
  • Adapter la prise alimentaire et l’hydratation en fin de vie, en évitant la surmédicalisation des repas.
  • Préserver l’image de soi de la personne âgée : soins de confort, respect de l’intimité, présentation, installation dans la chambre.

4.2. Prévenir, repérer et prendre en compte la souffrance morale

  • Identifier les manifestations d’anxiété, de dépression ou de confusion en fin de vie.
  • Adapter sa communication verbale et non verbale aux besoins et aux capacités de la personne.
  • Comprendre les étapes du deuil chez le résident et son entourage, notamment dans le cadre de maladies évolutives incurables.
  • Explorer les « peurs fondamentales » de la fin de vie (douleur, abandon, perte de contrôle, solitude, peur de l’au‑delà, etc.) et les réponses possibles de l’équipe.

4.3. Intégrer les aspects sociaux, culturels et religieux

  • Maintenir les liens affectifs et sociaux aussi longtemps que possible.
  • Permettre à la personne âgée de transmettre son histoire, ses valeurs, ses messages à ses proches.
  • Respecter et, si possible, faciliter les pratiques religieuses ou spirituelles souhaitées par la personne et sa famille.

4.4. Travailler avec les familles et les aidants

  • Comprendre le poids émotionnel et physique de l’accompagnement de fin de vie pour les proches.
  • Favoriser le maintien des liens familiaux sans culpabiliser les aidants.
  • Permettre aux familles d’être actrices de l’accompagnement (gestes simples, présence, paroles, rituels).

4.5. Adopter une posture professionnelle ajustée

La notion de « juste distance professionnelle » est approfondie :

  • Clarifier son rôle professionnel face au résident et à la famille.
  • Comprendre la différence entre empathie et identification excessive.
  • Adopter une neutralité bienveillante qui accueille les émotions sans jugement.
  • Renforcer ses compétences en écoute active: reformulation, questionnement ouvert, silence contenant.

5. Travailler en équipe et en réseau autour de la fin de vie

La démarche palliative est par essence pluridisciplinaire. La formation insiste sur :

  • L’importance des transmissions claires, complètes et régulières entre professionnels.
  • La distinction entre temps de décision (réunions éthiques, concertation) et temps d’action (mise en œuvre des décisions).
  • Le rôle des réunions pluridisciplinaires de réflexion éthique pour anticiper les situations complexes.
  • La coopération avec les professionnels extérieurs: médecins traitants, infirmiers libéraux, hospitalisation à domicile, etc.
  • Le recours aux équipes mobiles de soins palliatifs: quand les solliciter, comment préparer leur venue, quelle place dans le projet de soins.

Les participants identifient les leviers pour renforcer la coordination, fluidifier l’information et favoriser des décisions collégiales, plus sécurisantes pour tous.

6. La gestion post‑décès : accompagner le deuil des proches, de l’équipe et des autres résidents

L’accompagnement ne s’arrête pas au moment du décès. La formation aborde :

  • La compréhension des mécanismes du deuil: projection affective, différentes étapes possibles, temporalités.
  • La manière d’annoncer le décès à la famille, avec tact et clarté.
  • L’importance de parler en équipe des décès, de partager son ressenti et ses difficultés.
  • En EHPAD, la gestion de l’annonce du décès aux autres résidents et les éventuels rituels collectifs.

Objectif : permettre aux équipes de vivre ces étapes sans les subir, et de proposer un accompagnement cohérent et respectueux à l’entourage.

7. Les difficultés et la prévention de l’épuisement professionnel

Accompagner régulièrement des fins de vie peut fragiliser les professionnels, même expérimentés. La formation propose un espace sécurisé pour :

  • Identifier les difficultés les plus fréquentes: confrontation répétée à la mort, culpabilité, sentiment d’impuissance, conflits familiaux, situations éthiquement complexes (notamment avec troubles cognitifs).
  • Comprendre les mécanismes d’apparition du syndrome d’épuisement professionnel : surcharge émotionnelle, isolement, manque de reconnaissance.
  • Repérer les signes d’alerte: fatigue chronique, irritabilité, désinvestissement, cynisme, troubles du sommeil.
  • Mettre en place des stratégies de prévention: soutien entre pairs, supervision, espaces de parole, ajustement de l’organisation, recours aux ressources internes et externes.

Cette dimension est essentielle pour protéger la santé des professionnels et maintenir dans la durée une qualité d’accompagnement élevée auprès des résidents.

Méthodes pédagogiques actives et évaluation des acquis

Parce que la fin de vie ne peut pas être abordée uniquement de manière théorique, la formation s’appuie sur une pédagogie résolument pratique:

  • Analyse de pratiques professionnelles: travail à partir de situations vécues par les participants, dans un cadre bienveillant et sécurisé.
  • Études de cas et mises en situation: exploration de différents scénarios de fin de vie et de leurs enjeux éthiques.
  • Visionnage de séquences vidéos: support pour observer des postures, des interactions avec les familles, des temps d’annonce.
  • Apports théoriques structurés: courts exposés pour éclairer cadre légal, concepts clés, repères éthiques.
  • Échanges et débats autour des pratiques, des ressentis et des représentations.

Deux temps d’évaluation balisent le parcours :

  • Une évaluation initiale en début de formation pour recueillir attentes, besoins et niveau de connaissances.
  • Une évaluation finale permettant de mesurer les acquis, l’appropriation des outils et la satisfaction des participants.

La formation affiche une note de satisfaction moyenne de 3,8 / 4 (sur la base de 68 avis), signe de son utilité pour les équipes et de son adéquation aux réalités du terrain.

Les bénéfices pour votre établissement et vos équipes

Au‑delà des compétences individuelles, cette formation génère des retombées positives pour l’ensemble de la structure :

  • Une culture commune de l’accompagnement de fin de vie, partagée par les soignants et les non‑soignants.
  • Une meilleure anticipation des situations complexes, limitant les crises et les conflits.
  • Des relations plus apaisées avec les familles, grâce à une communication claire, empathique et cohérente.
  • Une diminution du sentiment d’isolement des professionnels face à la mort, grâce au soutien de l’équipe et à des repères communs.
  • Une valorisation de la qualité de vie des résidents jusqu’au bout de leur parcours, en cohérence avec les valeurs de l’établissement.
  • Une meilleure prévention de l’épuisement professionnel, dans un contexte où les soignants sont fortement sollicités.

Modalités pratiques et intégration dans votre projet d’établissement

En résumé, la formation « Accompagnement de fin de vie et soins palliatifs auprès de la personne âgée » propose :

  • Durée: 21 heures, soit 3 jours de formation.
  • Taille du groupe: 12 participants maximum, pour favoriser la participation active et l’échange.
  • Public: équipes d’EHPAD, d’USLD, de structures médico‑sociales accueillant des personnes âgées.
  • Pédagogie: alternance d’apports théoriques, analyses de pratiques, vidéos, débats éthiques, travaux en sous‑groupes.
  • Évaluation: bilan initial et final des connaissances et de la satisfaction.

Elle s’intègre facilement dans un plan de développement des compétences ou dans un projet d’amélioration de la qualité de vie en fin de vie au sein de votre établissement. En accompagnant vos équipes sur ce sujet sensible, vous investissez à la fois dans la dignité des résidents, la confiance des familles et la préservation de la santé de vos professionnels.

Proposer à vos équipes cette formation accompagnement fin de vie, c’est leur donner les moyens d’être à la hauteur de ce moment crucial de la vie, avec plus de sérénité, de cohérence et d’humanité.

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